Un Velib sur les bras.


Aujourd'hui, enfin du soleil, je l'essaie le Velib.


Palpitant à l'idée de confier 150 Euros à Monsieur Decaux (et de refaire du vélo dans Paris après 10 ans), je me jette dans les bras d'une borne. Le cafetier disait hier que c'était trop compliqué, pas pour moi. Trois boutons, une carte bleue, deux codes, et justement un gars plutôt content qui vient de déposer son vélib, tout va bien.


Le temps de décrocher un engin de sa borne, en trois minutes, c'est parti, tressautant sur les pavés (j'avais oublié), heureusement ça descend.


La selle est ferme mais large, les freins sont puissants (attention), la position est confortable.


Très bien le changement de vitesse qui fonctionne aussi à l'arrêt, ça facilite les démarrages. Un peu courtes, les vitesses, sur le plat, mais parfaites en petite montée.


La sonnette n'est pas très intuitive, mais ça marche, l'éclairage est efficace et permanent.


Le tout ne fait pas son poids et se manie aisément.


Pavé, goudron, trottoir, terre, tout passe. En 20 minutes je suis arrivé, après avoir échappé aux criminels en voiture (insultes) comme aux suicidaires à pied (insultes).


Et là, ça se gâte.


J'ai pris mon Velib dans une station presque vide (trois Vélib, dont un écrasé par une voiture), mais près de chez moi tout est plein, pas encore en service ou en réparation ! Le tech de service très aimable ne connait pas le coin et me voilà reparti pour un tour du quartier.


De station pas encore ouverte en station en panne, de station remplie en vagues recommandations de confrères toujours serviables mais pas forcément bien renseignés, qu'il est grand mon quartier. Sans compter que le compteur tourne, me voilà en train de consommer une demi-heure de plus en m'éloignant de mon but.


J'ai réussi à m'en débarasser 7 stations plus tard, pas tout près de mon Franprix-cible et plus du tout détendu par la ballade.


Epilogue


Pas rancunier, j'ai remis ça avec Madame, une heure plus tard, et tout s'est bien passé.




M.A.J : Parano comme toujours, je me suis dit, passées les premières frayeurs ,que Monsieur Decaux peut suivre désormais mes déplacements. Mais je n'osais vous en parler.
Pas d'anonymat dès qu'on utilise une CB ou, bien sur, un abonnement. Ils sont super intelligents, au Monde, ils pensent comme moi. Comme le fait remarquer un commentateur également super intelligent (il pense comme moi !) sur le post précédent on n'est pas à l'abri, même si c'est pour notre bien, rendre possible la contestation des factures etc.
A propos, Monsieur Decaux, la demi-heure entamée à essayer de me débarrasser de ce bel engin, vous me la remboursez ?

M.A.J pratique : Puisque l'on peut suivre chaque Vélib de station en station, à quand la carte en temps réel accessible à chaque utilisateur pour connaitre d'un coup d'oeil l'état des places et la répartiion des vélos? Ca lèverait certainement Le frein du "Oui mais, que vais-je en faire une fois arrivé ?".
D'avance, merci.

M.A.J. 19/07/07 : Effectivement, comme le signale Emmanuel en commentaire, quand on clique sur un des symboles staitons de la carte, on obtient le décompte des bornes et des vélos !
Il suffisait de demander :)

Commentaires

  1. Mêmes remarques positives que toi pour mon essai hier. Le poids de la bête (22 kilos apparemment) m'avait un peu fait peur, mais sur du plat ou des petites montées ça ne se sent pas du tout. Les vitesses sont parfaitement calibrées.

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  2. Oui, plutôt bien fait, cet engin, et pour les montées un peu plus raides ?
    Et as-tu résisté à la tentation de rouler sur les trottoirs et de bruler les feux rouges ?
    Ca m'a paru très difficile, mais je manque de pratique :)

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  3. Brûler les feux rouges, non, je ne le fais déjà pas en voiture, je ne vais pas m'y mettre sans carrosserie autour de moi ! :) Quant aux trottoirs, disons qu'il y en a de très très larges de part chez moi...

    Pour l'état des stations, sur la carte (http://www.velib.paris.fr/les_stations/trouver_une_station) quand tu cliques sur une station, ça affiche le nombre de vélos et le nombres de points d'attache vide. J'ignore si c'est fiable, cela dit.

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  4. Anonyme10:08

    Interviewer Monsieur Jean-Claude Decaux est en réalité beaucoup plus facile à dire qu’à faire. L’homme à la réputation d’être inaccessible et de ne jamais s’adresser à la presse et encore moins aux caméras. Son service de communication est d’ailleurs catégorique PAS D’INTERVIEW… J’ai pourtant réussi à déjouer les vigilances des services de l’entreprise pour m’adresser directement au grand patron qui en l’espace de quelques mois est devenu au niveau national l’opérateur incontournable des vélos en libre service: http://www.velocite-movies.com/index.php?option=com_content&task=view&id=50&Itemid=1

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