Devoir de vacances

Un garage très discret et même un peu louche où l'on change mes pneus comme dans un stand de F1, sans presque un mot et sans perdre de temps.
Une femme qui vient vers moi sous l'arche du Minéfi, le ciel est encore gris.
Et puis la route.
Un déjeuner sous le magnolia avec les amis, ils fait très chaud.
Une piscine au-dessus de la mer, un peu d'ombre.
Une balade au clair de lune, la mer est calme.
Et puis la route.
Un hôtel tout neuf, belle vue sur le parking, la même mer, une autre langue.
Un musée Dali, un joli petit port, un vieux restaurant où l'on aime bien les enfants.
Et puis la route.
De grandes avenues très droites et très pleines, un parking souterrain trop petit, un hôtel plus tout neuf.
Un petit déjeuner sur la place encore fraîche.
Une maison Gaudi, un immeuble Gaudi, une église Gaudi, des ruelles du moyen âge.
Des petits immeubles très serrés, des dames ont sorti leur chaise dans la rue, on se croirait dans Lower East Side, un dîner sur la plage.
Et puis la route.
Une centrale nucléaire, des montagnes, des camions et la mer.
Des villes neuves, des grues, des chantiers, des camions.
De petites maisons en pierre comme les murs des champs d'oliviers, des amis, le bruit du ressac en bas dans la crique.
Une petite fille qui apprend à nager, des poissons, des poulpes et des oursins.
Cinq petites filles qui se chamaillent et puis rient, et puis se chamaillent.
Des bières fraîches près du barbecue, un peu de vent qui vient de la crique, des mouches.
Un patio à l'ombre, une terrasse au chaud, vue sur l'autoroute et la voie ferrée.
Le soleil qui se couche sur la falaise, on n'est plus que deux dans l'eau.
Des ruines romaines, des inscriptions en hébreu, je crois.
Une explication Linux-Windows en anglais avec un développeur israélo-americano-catalan sous le grand pin, les pieds dans le sable, une bière à la main, il fait nuit, très chaud, on rigole bêtement en attendant les daurades.
Et puis la route.
Des tartines géantes à la tomate et à l'huile d'olive.
Un âne au bout d'un champ, c'est le vôtre, vous êtes grands.
Et puis le chemin.
Une petite fille perchée sur un âne dans la montagne, ça grimpe.
Une cigarette devant le refuge, personne encore il est tôt. La nuit a chassé la brume il y a des montagnes partout, quelle vue.
Un âne qui me pousse du nez, trop gros cette bête.
Et puis la route
Un petit café sur la place du village, les gens ont vraiment de drôles de têtes et ressassent les lieux communs du FN.
Et puis la route.
La première pluie depuis longtemps.
Une grande maison pas très belle mais tellement accueillante où l'on mange les palourdes pêchées le matin avec les amis.
Et puis la route.
Et puis la pluie, le vent, un peu de soleil, bienvenue au bout du monde et bon anniversaire BibiZillA !




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