Faire son deuil.
Quand j'etais trop petit, j'ai compris que les gens mouraient un jour, inevitablement,
que c'etait plus dur quant ils m'etaient chers
et que je ne pouvait rien pour eux.
Depuis mes rapports humains sont impregnes de cette idee que nul n'est permanent, au point (nevrotique) qu'il vaut mieux faire son deuil au plus vite des gens que l'on rencontre, particulierement s'il deviennent proches.
Ca ne sert a rien, bien sur, la mort surprend toujours, frappant partculierement ceux que rien ne lui designe, epargnant ceux qui semblent la provoquer.
C'est toujours aussi dur, on dirait.
Le pli est pris, pourtant, depuis trop longtemps.
Ca explique en partie l'attrait de Blogville, du net en general. Ici rien n'est permanent, c'est la regle. Une forme de vie sur la toile c'est quelques mois ou annees, avant l'archivage, une re-incarnation ou une disparition, peut importe, tout le monde est deja virtuel et c'est tres reposant,
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